|
|
|
|
 |
|
|
Bois Angell
 Le bois Angell - une faune et une flore exceptionnelle
Amateurs de nature ouvrez les yeux, car vous risquez de trouver dans le bois Angell plusieurs espèces floristiques rares. Parmi celles-ci, deux espèces d'arbres, le micocoulier occidental et l'érable noir, ainsi qu'un arbuste, le staphylier à trois folioles. En raison de sa grande superficie et de la présence d'arbres de grande taille, ce boisé représente un habitat d'intérêt pour de nombreuses espèces fauniques dont la couleuvre brune, une espèce menacée, et de nombreux oiseaux de proie.
 Ce remarquable bois de 80 hectares est constitué en majorité de feuillus matures dont certains sont centenaires. Particulièrement apprécié des résidants et défendu par de nombreux groupes d'intérêt, le bois Angell est bien enraciné au coeur de la communauté.
La ville de Beaconsfield est fière de s'associer avec les partenaires suivants pour la protection du bois Angell :

L'association pour la protection du bois Angell est un organisme bénévole, à but non lucratif, dont la mission est de protéger et de promouvoir l'utilisation responsable du bois Angell. Site Web : www.apaw.ca

Une association à but non-lucratif, de groupes et d'individus ayant pour mandat de promouvoir la conservation, la protection et la restoration de l'environnement ainsi que l'utilisation rationnelle des espaces verts et bleus.
Consultez le communiqué intitulé : Une collaboration exemplaire pour sauver le bois Angell[PDF]
|
Caractéristiques écologiques du bois Angell
 Un écosystème forestier de grande valeur écologique
Le bois Angell se trouve dans les villes de Beaconsfield et de Kirkland. Il est délimité, au sud, par l'autoroute 20, au nord, par l'autoroute 40, à l'est, par un développement domiciliaire et un ancien golf et, à l'ouest, par un parc industriel.
Ce bois a une superficie d'environ 80 ha et est constitué en majorité de peuplements feuillus matures dont certains sont centenaires.
Dans ces peuplements forestiers âgés, les arbres peuvent avoir jusqu'à 1 mètre de diamètre à hauteur de poitrine. Les peuplements matures sont représentés surtout par l'érablière sucrière à caryer cordiforme et la frênaie rouge.
L'érablière sucrière à caryer occupe les sites bien drainés sur calcaire alors que la frênaie rouge se retrouve dans la dépression au nord du bois, où elle forme un marécage (peuplement forestier inondé au printemps), de même que dans la zone de calcaire.
Les autres peuplements forestiers sont des friches arborées et des peuplements jeunes dominés par le frêne rouge qui colonisent les anciennes terres agricoles. Ils occupent les parties ouest et sud du bois. On y dénombre un seul peuplement de conifère, soit une petite cédrière d'environ 0,4 hectare localisée au sein du secteur le plus âgé du bois (partie nord-est). Ce milieu sert possiblement d'abri hivernal pour la faune aviaire dont les rapaces. Des friches herbacées se situent sur le pourtour du bois et servent de zones tampon à cet écosystème forestier.
Les érablières sucrières à caryer cordiformes constituent des peuplements forestiers représentatifs du domaine climacique de la région de Montréal et ont été désignés des écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE) par le ministère des Ressources naturelles du Québec (MRN).
Ce bois abrite plusieurs espèces floristiques rares dont deux espèces d'arbres, le micocoulier occidental et l'érable noir, ainsi qu'un arbuste, le staphylier à trois folioles. On y observe également d'autres espèces d'arbres d'intérêt comme le caryer cordiforme, le caryer ovale, l'ostryer de Virginie, le tilleul d'Amérique, le chêne rouge et le chêne à gros fruits.
La couleuvre brune, une espèce faunique susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable, serait possiblement présente sur le périmètre du bois Angell. Ce bois représente un habitat d'intérêt pour les oiseaux de proie (nidification, migration et aire d'hivernage) en raison de sa grande superficie et de la présence d'arbres de grande taille. Les champs en friche sur son pourtour, notamment du côté de l'ancien golf, servent d'aire d'alimentation pour ces oiseaux.
Une visite sommaire des lieux en février 2003 a permis de confirmer la nidification d'oiseaux de proie dans les peuplements matures du bois. Une dizaine de nids de rapaces (plate-formes composées de branches) ont été observés dont la plupart dans la partie ouest du marécage arboré près des terrains en friche.
Les espèces susceptibles de s'y reproduire sont la buse à queue rousse, la buse à épaulettes, l'épervier de Cooper, l'épervier brun, le grand duc, le petit duc maculé, le busard Saint-Martin et la crécerelle d'Amérique. Parmi ces espèces, l'épervier de Cooper et la buse à épaulettes figurent sur la liste des espèces animales susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. Ces deux oiseaux de proie nichent dans le parc-nature de l'Anse-à-l'Orme situé à un kilomètre au nord du bois Angell.
|
|
|
 Imprimer cette page |
|
 |
|
 |
|
|