Le 7 août 2019 – Le maire Georges Bourelle est heureux d’annoncer que le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a révisé lundi la carte des zones inondables et qu’une analyse préliminaire permet de constater qu’il ne reste plus de bâtiments visés sur le territoire de la Ville de Beaconsfield par la zone d’intervention spéciale (ZIS).
 
Le maire et un membre de la direction de la Ville ont eu l’occasion de rencontrer, avec d’autres élus de l’Ouest-de-l’Île, la ministre Andrée Laforest et son équipe vendredi dernier à Québec. Lors de cette rencontre, il a été possible de faire valoir les arguments de la Ville et de présenter une documentation exhaustive démontrant que Beaconsfield avait été erronément visée par la ZIS.
 
En effet, aucun bâtiment à Beaconsfield n’a été inondé en 2017, ni au printemps 2019, et il n’y a eu aucun dommage dans la zone 0-20 ans fixée par le gouvernement en 1985 à la cote de 22,75 mètres. Cette cote s’applique à Beaconsfield depuis maintenant 34 ans et n’a jamais été dépassée par la crue des eaux lors des inondations majeures. De plus, la régulation des niveaux d’eau de la voie maritime empêche la crue des eaux sur nos rives. 
 
Dans ce contexte, l’inclusion de Beaconsfield dans la ZIS ne correspondait pas à la réalité et constituait un préjudice financier inacceptable et un stress important aux propriétaires en cause. Dès le dépôt du projet de décret le 17 juin et de la carte des propriétés affectées, la Ville a priorisé ce dossier et a communiqué de manière continue avec les résidents concernés. Le maire tient à souligner le travail minutieux et rigoureux accompli pour colliger l’ensemble des informations ainsi que les efforts concertés des résidents, de ses collègues du Conseil et de l’administration.
 
« La Ville s’est mobilisée car, bien que la ZIS ne vise que certaines propriétés de Beaconsfield, à long terme, c’est l’ensemble de la Ville qui pouvait en être affecté financièrement. Appuyés par les employés de différents services, les conseillères Dominique Godin et Karen Messier et le conseiller Robert Mercuri ont fait un suivi serré auprès des résidents concernés pour l’obtention de déclarations de propriétaires. Cela a permis de bien documenter la situation à Beaconsfield et de démontrer que nous ne devions pas être inclus dans la ZIS », déclare le maire Bourelle.
 
Beaconsfield a toujours appuyé les actions du gouvernement et de la ministre Laforest afin d’agir pour régler les situations d’urgence et les difficultés causées par les inondations au Québec - un enjeu qui n’est pas nouveau et qui doit être réglé pour protéger et assurer la sécurité et la santé des gens qui vivent à proximité des zones inondables. 
 
Le maire Bourelle précise, « À Beaconsfield, nous en sommes pleinement conscients. Cela fait près de 40 ans que nous gérons rigoureusement cette situation avec succès. Aucune construction ou reconstruction n’est autorisée dans la zone 0-20 ans, cette zone étant prise en compte par le schéma d’aménagement de l’agglomération de Montréal et intégrée au règlement de zonage de la Ville de Beaconsfield. Nous croyons l’avoir déjà démontré dans nos actions, et nous réitérons que nous avons à cœur la qualité de l’environnement, le développement durable et la protection du Lac Saint-Louis. » 
 
« Nous sommes heureux et satisfaits de la décision du MAMH. En agissant rapidement, en documentant la situation de Beaconsfield et en étant bien préparés pour la rencontre avec la ministre, nous avons obtenu le résultat souhaité, soit l’exclusion de tout bâtiment sur notre territoire. Nous remercions la ministre Laforest de nous avoir entendus. Nous remercions également notre député, Gregory Kelley, de nous avoir accompagné tout au long du processus pour corriger la situation. Ce qu’il reste de portions de terrain inclus dans la ZIS pourra être géré comme nous le faisions auparavant et les résidents n’auront plus à subir de préjudice financier et de stress indus en raison d’une ZIS appliquée de manière arbitraire mais maintenant modifiée, à notre satisfaction », conclut le maire Bourelle.